ArTICland : connecté au monde

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A l’automne 2016, G-SICA présentera « ArTICland : Connecté au monde » à L’espace Larith. Une sélection de dispositifs – entre Art et Technologies de l’Information et de la Communication – interrogeant les interactions corps/espace/machine sera exposée. L’objectif sera de proposer aux spectateurs un état de lieux des réflexions de G-SICA sur les formes actuelles d’expériences perceptives augmentées (liées aux notions de paysage et de territoire). A travers ces travaux, il s’agira de montrer les relations que l’image, aujourd’hui connectée, entretient avec un espace-temps multi-dimensionnel. Pour atteindre cet objectif, la scénographie sera développée sur deux axes : INTERAGIR et CARTOGRAPHIER.

En résonance avec l’actualité culturelle Chambérienne, les membres de G-SICA seront invités à présenter cette exposition (et/ou leurs travaux) lors de conférences publiques (programme à venir) et assureront des permanences de médiation à L’espace Larith.

Une publication dans la revue ArTIC – développée par des membres de G-SICA – sera associée à l’exposition.

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INTERAGIR
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KG
BLUE BEHOLD de Karleen Groupierre

Blue Behold est une installation interactive artistique utilisant le vidéo mapping et un système de suivi du regard.

Cette oeuvre a été réalisée par une artiste spécialisée dans les nouvelles technologies numériques, en partenariat avec la société parisienne Suricog. La société Suricog développe une nouvelle génération de lunettes sans verre permettant un suivi du regard très précis et en trois dimensions. Ils ont d’ailleurs remporté avec leur premier prototype le prix Startup lors du Laval Virtual 2014 – 16ème Rencontre Internationale des Technologies et des Usages du Virtuel. Ces lunettes ne sont pas encore disponibles dans le commerce, ainsi, jusqu’à présent Blue Behold est la seule présentation ouverte au public de cette technologie qui permet de détecter en trois dimensions l’endroit précis où l’utilisateur est en train de regarder.

Armé de cette technologie révolutionnaire, Blue Behold offre un monde entre réalité et virtualité, dans lequel votre regard est la seule façon d’interagir et d’explorer une fiction. Lorsque l’utilisateur entre dans l’espace de Blue Behold, il peut voir en face de lui un monde imaginaire et onirique à la fois réel et virtuel. Ainsi, ce petit univers réagit à la façon dont vous le regardez, la lumière s’allume ou s’éteint, les fleurs fleurissent, un personnage disparaît, etc. Dans Blue Behold, un simple coup d’œil peut tout changer…

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 LA PRINCESSE ET SON MAC de Carole Brandon

L’œuvre la Princesse et son Mac, est un conte protéiforme réalisé à partir de 343 collages, crée en hommage aux 343 femmes signant (en avril 1971) un manifeste publié dans le Nouvel Observateur, en faveur de la légalisation de l’avortement.

Ce conte s’écrit à partir des actualités postées depuis 3 ans – entre janvier 2013 et janvier 2016 – sur les réseaux sociaux Facebook, Twitter et Pinterest et également à partir d’événements et faits réels récoltés et racontés par des femmes proches de l’auteur.

Ecrire un conte en utilisant à la fois les réseaux sociaux mais également des pratiques artistiques ancestrales souvent dédiées aux femmes, c’est questionner la place de nos corps dans cette première décennie du XXIème siècle, entre nos machines communicantes, nos connexions, nos publications, et toutes nos traces désormais enregistrées et vulnérables.

Le mur Facebook sera imprimé sur une tapisserie en tissu de 3 lés – un par année – de 34,3 mètres de long, sur laquelle aura été brodé le conte.

Dans le cadre de l’exposition ArTICland, nous présenterons le conte écrit sur le mur facebook et twitter (via deux ordinateurs), l’ensemble des collages édités en livre et la tapisserie brodée lors d’une performance.

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#7 DAY BY DAY de Rudy Rigoudy

#7 Day by day est un dispositif interactif qui interroge les relations entre l’image, le paysage et l’expérience du regard photographique.

L’image panoramique ci-dessus est un état de la juxtaposition dynamique et interactive de paysages photographiques – un pour un jour passé à Sète. Un programme informatique génère une multitude de combinaisons aléatoirement et fait en sorte qu’aucune image n’apparaisse deux fois ou plus en même temps à l’écran. Dans cette version, l’internaute peut activer un bouton pour figer l’image panoramique pendant sept secondes. Passé ce délai, la juxtaposition dynamique et aléatoire des images redémarre.

#7 Day by day 3D.2J’aimerai présenter une version spatialisée de cette œuvre pour interroger les relations entre le point de vue et les espaces de l’image. Il s’agit de projeter, comme dans la vue ci-dessous, l’image panoramique dynamique dans un espace plongé dans l’obscurité. L’interactivité est créée par la présence de spectateurs dans l’espace de projection. En rejouant le point de vue de l’acte photographique, ils activent un capteur programmé pour figer l’image panoramique pendant sept secondes.

La combinaison générée est enregistrée et rendue accessible aux spectateurs – sur internet – comme trace de leur propre expérience du dispositif.

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MUSEOMIX de Ghislaine Chabert et Jacques Ibanez Bueno

Nombreux sont les musées qui cherchent à renouveler les publics et à répondre à de nouvelles relations aux œuvres, en particulier du fait des nouveautés technologiques et de l’impact de l’art contemporain dans sa proposition à la participation du public dans les lieux d’exposition.

Museomix, appliqué dans des musées volontaires et demandeurs de prototypes innovants d’exposition, permet à des bénévoles dans un temps très court de trois jours de proposer des résultats muséographiques surprenants.

L’équipe de recherche G-GICA et les étudiants du Master Hypermédia et Communication impliqués dans un travail d’analyse s’inscrit dans une démarche confirmée de fabrication de dispositifs hybrides de création et de recherche. Ce travail de recherche concerne à la fois la dimension esthétique et la réception par le public. La méthodologie évolutive de recherche emprunte aux visual methods et en particulier à l’ethnographie visuelle (Ribeiro,  Bairon : 2007 ; Pink : 2003) ce qui permet un retour sous forme visuelle et interactive présenté dans cette exposition à l’Epsace Larith.

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MV FS
F-CONNEXION de Marc Veyrat et Franck Soudan

1/ CONCEPT
L’idée générale est de lier le réseau social Facebook à la construction d’une œuvre in/visible (car postée au seuil du visible), protéiforme et hypermédia. F-CONNEXION est liée au projet U-rss. Elle utilise comme lui l’information comme matériau artistique, Facebook et Google Earth, mais en empruntant également un certain nombre de caractéristiques et de concepts autrefois développés à travers le Mail Art…

2/ PROTOCOLE
Le point de départ de ce travail est l’envoi d’une lettre par voie postale avec un timbre U-rss sur lequel figure le portrait social BUNK®. Celle-ci est envoyée à un de mes “amis Facebook“. Dès que cet ami le reçoit, il signe cette lettre, puis la replie pour l’envoyer à nouveau à un “nouvel ami de ses réseaux sociaux“. Chaque participant devient ainsi en signant physiquement le document original reçu, cosignataire de cette œuvre.

3/ TRAJECTOIRE
Le trajet et tous les chemins empruntés sont également signifiants. Cette lettre, qui à l’image du mur Facebook se dé-plie, mesure exactement un mètre. À chaque nouvelle escale de cette lettre, un segment à l’échelle 1/1000 est ajouté au segment précédent. Une carte interactive mise en place sur Google Earth pour U-rss avec https://tourbuilder.withgoogle.com/ et une deuxième également sur Pinterest nous permettront de visualiser progressivement les aventures de ce nouveau contrat social F-CONNEXION …

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OP PETIT POUCET de Lilyana Valentinova Petrova
OP Petit Poucet (OPPP) est une performance d’art et de recherche qui se déroule dans et à travers le jeu géolocalisé de réalité alternée Ingress. Lors de cette performance, l’artiste voyage pendant 31 jours dans 31 villes européennes, smartphone en main. Joueuse elle-même, elle emprunte le pseudonyme @MoanoPontesco et va à la rencontre des joueurs d’Ingress. Elle se laisse guider inconditionnellement par les choix des joueurs qui décident de ses destinations au jour le jour. Tel un “artefact vivant”, immergé dans l’immédiat du jeu ainsi que dans sa propre expérience, @MoanoPontesco explore les limites du mouvement et recherche la trace authentique d’un parcours sur terre.
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©BOO de Carole Brandon et Ghislaine Chabert

©boo est un projet de Master 1 Hypermédia/Communication promo 2014-15, encadré par Carole Brandon et Ghislaine Chabert dans le cadre de leur cours et leur recherche, suite à une commande de la ville de Chambéry de développer le wifi libre sur 3 places de la ville.

Des bornes wi-fi sont installées parc du Verney, place du palais de Justice et place de Genève grâce à un financement européen Incom/Alcotra.

Les étudiants ont réalisé des interviews filmées d’une quarantaine de personnes de 13 à 70 ans sur leurs usages et leurs habitudes de connexion en mobilité. Ils ont analysé les vidéos afin d’en retirer des propositions pour améliorer la vie des utilisateurs et recréer du lien social (GC). A l’issue de cette étude d’usages, une scénographie et la création d’un dispositif hypermédia sont proposées à la Ville. Dans cette seconde phase, nous nous intéressons à la mise en valeur du patrimoine de Chambéry à partir de l’Histoire et des histoires de chacun (CB).

©boo est une application de téléphone portable, orientée sur la thématique des légendes urbaines pour concevoir un scénario dynamique et ludique permettant de relier l’usage des espaces physiques et numériques. Elle est réalisée actuellement par une étudiante en alternance à la mairie de Chambéry, dans le cadre de notre MASTER EIDI (Ecriture Interactive Design d’Interaction).

Ce projet a été présenté à Florence en mai 2015, dans le cadre du colloque HYPERURBAIN V, organisé par les universités de Paris VIII et de Valenciennes.

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