Bribes de thèses [dig. 1] – bile noire de l’A.J.R.

Je commence ma thèse par un long détour en cuisine. Il me fallait un domaine qui puisse agir comme une intensité primale et de grande densité concrète. Le devenir-comestible de l’ingrédient, la matièralité spécifique de l’aliment découpé, l’acquisition par la même d’un certain format convenant à la prise par l’algorithme-à-trous-temporels de la recette, le jeu subtil des transmissions intimes et des héritages amassés en base de données charnelles d’une culture spécifique mais inter-opérable, les innovations technologiques et les jeux de langage, tout ceci pouvait constituer un plateau vitaliste fécond pour approcher les enjeux scientifiques propres du travail académique que je devais engager par la suite, entre le territoire et l’ordinateur, autant que constituer une échappatoire au torrent des abstractions que ce rapport véhicule.

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Bribes de thèse [def. 1] – entropie

C’est les vacances et je dois écrire. Comme le blog du labo (le lablog on devrait l’appeler) tourne un peu au ralenti ces derniers temps, je vais tenter très modestement d’y proposer quelques une des mes réflexions et autres amorces de la thèse que je présenterai début 2014. C’est encore joyeusement feuillu et il ne sera pas question ici d’y structurer quoique ce soit, juste de dégager de la concaténation des pages quelques bribes, sujets abstraits de billets ici, mais complétement matériel dans la compacité croissante (que j’espère rapide) de l’écriture. Je commence par une définition (ou plutôt une discussion sur le sens commun) du mot entropie.

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